Lever les ambiguïtés, construire et affirmer le NPA comme parti des luttes de classes
Les
élections régionales ont été, pour le NPA, comme la
conclusion d’une première année d’existence, un moment
important de vérification des idées, de confrontation avec
les réalités politiques. Cette vérification nous ne la
menons pas, certes, d’un point de vue électoraliste, mais il
n’empêche que les élections sont un moment où peuvent se
mesurer tant nos capacités à formuler notre politique en
nous adressant largement au monde du travail que l’écho
qu’elle rencontre, les sympathies qu’elle suscite et leur
manifestation dans les urnes. Les révolutionnaires, à moins
de sombrer dans le gauchisme, prennent au sérieux et les
batailles électorales et les enseignements qu’elles
apportent.
Ces
élections régionales ne sont pas une simple péripétie, un
non-événement comme certains voudraient le penser au vu du
désintérêt du plus grand nombre pour la campagne et de la
forte abstention. Les nouvelles réalités politiques, les
nouveaux rapports de force qu’elles enregistrent vont
compter pour la suite. Il nous faut les prendre en compte
pour mieux redéfinir la position, les objectifs, les
orientations du NPA, un an après son congrès fondateur et
face aux difficultés que nous connaissons. Cela va de pair
avec une discussion pour faire un bilan critique de notre
propre politique, bilan indispensable pour tenter de
renforcer notre cohérence politique et affronter les
nouvelles échéances.
Les éléments d’instabilité
voire de crise sociale et politique
La
pression de la crise économique et sociale crée un climat
d’instabilité croissant. Le discrédit des partis
institutionnels de droite comme de gauche qui s’est exprimé
dans l’abstention en est la cause. Même si elle est moins
importante que lors des dernières élections européennes et
si elle a diminué au second tour, cette dernière touche plus
d’un électeur sur deux. Elle est, cette fois encore,
particulièrement forte dans les quartiers populaires et
surtout la jeunesse même si elle touche aussi les milieux de
droite. Elle est un geste politique et constitue un désaveu
des institutions, d’une démocratie truquée et dominée par
les forces de l’argent, comme des partis qui se soumettent à
elles, partis clientélistes en concurrence pour les places
et les sinécures. Elle est un désaveu des partis de
gouvernement. Elle est l’expression d’un fait qui domine la
vie politique : le décalage entre les discours, les
promesses et les politiques mises en œuvre par la droite au
gouvernement et par la gauche dans les régions. Les effets
de la crise accentuent ce décalage, alors que le
mécontentement se manifeste non seulement dans la classe
ouvrière mais dans toutes les couches sociales. La mécanique
institutionnelle et électorale qui vise à donner une
légitimité aux partis gouvernementaux est grippée.
Dans
ce contexte, la sanction de Sarkozy et du gouvernement n’est
pas un fait conjoncturel mais bien une crise profonde de la
droite qui ne recueille la voix que d’un électeur sur dix !
Les tentatives de diversion ont fait long feu, les mensonges
évidents sur le pouvoir d’achat, le chômage, la sortie de
crise, la relance de l’ouverture ont discrédité le
gouvernement. Les rivalités de pouvoir encouragées par
l’affaiblissement de Sarkozy, entre lui et Villepin, et
aujourd’hui Fillon, Copé, Juppé rentrés depuis en lice, mais
aussi entre les principaux caciques de l’UMP, s’affichaient
dès avant les régionales. On voit difficilement comment
Sarkozy pourrait reprendre l’initiative en gardant le cap
comme il l’a annoncé.
La «
pause » dans les réformes annoncées avant le 1er
tour est oubliée. A droite toute, Sarkozy s’enferre dans une
fuite en avant démagogique sécuritaire et xénophobe. L’échec
de la politique d’ouverture le renvoie à droite au risque le
plus probable de renforcer le FN.
En
effet, une des conséquences de la déroute de Sarkozy est le
retour du FN à un niveau proche de celui de 2004. Il est
directement le produit de la politique Sarkozy-Besson, de ce
débat pourri sur l’identité nationale. Le vote FN reste pour
partie un vote populaire, un vote protestataire mais il est
aussi une manifestation des déceptions de l’électorat de
droite qui se sent trompé par Sarkozy et sa politique
d’ouverture et trouve dans le Front national un vrai parti
de droite.
Cette
remontée exprime-t-elle une tendance forte ou n’est-elle
qu’une conséquence de la crise de la droite ? Cela est
difficile à dire et dépendra de l’évolution de cette crise,
de la capacité du FN lui-même à réussir sa passation des
pouvoirs mais surtout de la capacité du monde du travail à
reprendre l’offensive. C’est bien le recul général qui
laisse le champ libre à la montée des idées réactionnaires,
au racisme et à la xénophobie.
Au
stade actuel, le vote FN participe pour l’essentiel de la
sanction de Sarkozy et d’un vote protestataire. Cela ne
minimise en rien le danger qu’il représente. Si la pression
démocratique de la classe ouvrière ne se fait pas plus
fortement sentir, les effets de la crise comme l’impuissance
de la gauche gouvernementale à y répondre pourraient imposer
le FN comme un recours possible pour les financiers et le
patronat.
Nous
n’en sommes pas là et les éléments de crise sociale et
politique qui mûrissent sont aussi autant d’éléments qui
agissent en accentuant la rupture d’une large fraction du
monde du travail avec les institutions et la gauche
libérale. Ils peuvent contribuer à créer un terrain
favorable à la contestation sociale et politique. L’idée
qu’il faut trouver d’autres moyens pour faire valoir ses
droits que les élections pourrait commencer à faire son
chemin. Autant de raisons qui nous convainquent que, loin de
nous référer à la gauche, fût-elle radicale, c’est bien au
monde du travail et aux classes populaires qu’il faut nous
référer. Nous ne sommes pas une nouvelle gauche, mais bien
le parti des travailleurs.
La gauche du Oui et la gauche
du Non « solidaires »… pour gérer
Martine
Aubry a gagné son pari en réussissant à réunifier le PS dans
la bataille pour préserver ou amplifier le gâteau des
régions en se contentant de flatter l’hostilité à Sarkozy
sans même avancer le début d’un programme. La question des
alliances avec le Modem a été tranchée, dans les faits, dès
avant le premier tour et l’effondrement de Bayrou sous la
pression du déplacement à droite du PS comme des Verts règle
la question. Europe écologie a occupé son espace, en partie
rétréci depuis les Européennes, tout en exprimant une
critique du PS au nom d’une écologie libérale.
Ainsi
a commencé à se mettre en place une nouvelle union de la
gauche libérale, une union sociale-libérale rose-verte. Le
ralliement du Front de gauche, toutes composantes comprises
par delà les rivalités et contradictions, à cette union,
n’en fait pas autre chose qu’une alliance politicienne pour
le pouvoir, les places et les postes, sans programme ni
politique à opposer, quant au fond, à la droite. C’est la
gauche du Oui au TCE, la gauche libérale devant laquelle
capitule le Front de gauche.
Ce
dernier confirme sa relative réussite des Européennes.
L’alliance du PC avec le Parti de gauche et la Gauche
unitaire a redonné une relative vitalité au vieil appareil
ankylosé. Quant au fond, ce succès résulte de deux faits
interdépendants. Le premier est la difficulté pour
l’électorat populaire de rompre avec les réflexes et
illusions anti-libérales, ce que l’on appelait avant le
réformisme, à imaginer une autre politique
extra-institutionnelle. Le second est la difficulté des
anticapitalistes, de l’extrême gauche, à mettre en œuvre de
façon cohérente et populaire une telle politique. Mais les
choix politiques que le Front de gauche a faits au deuxième
tour confirment bien que nous avions raison de refuser une
orientation qui visait à constituer des majorités de gestion
avec le PS et les Verts. Et surtout que la politique du
Front de gauche conduit à une impasse, de nouveaux échecs,
de nouvelles déceptions.
Une politique à géométrie
variable
Les
résultats du NPA ne sont pas bons, ceux de Lutte ouvrière
encore moins. Malgré une abstention moins forte qu’aux
Européennes, nous enregistrons un recul. On ne peut se
contenter d’explications « objectives » en nous dédouanant
de nos responsabilités. Ces causes dites objectives existent
-abstention et vote utile PS-, mais nous n’avons pas su ou
pu les contrecarrer. Il y a donc un bilan critique à faire.
Il ne s’agit bien sûr pas de dire : nous avons de mauvais
résultats donc nous nous sommes trompés !
Il
y a ce qui relève des rapports de force, c’est évident, mais
il y a aussi ce qui relève de notre capacité à défendre avec
cohérence, continuité, la parole ouvrière et populaire, les
exigences du monde du travail, notre capacité à agir sur les
rapports de force. La part des deux est impossible à faire
et là n’est pas la question. Il s’agit, ensemble, de tenter
de dégager des enseignements d’une bataille politique.
Nous
ne nous situons pas d’un point de vue électoraliste, notre
politique n’est pas déterminée par la recherche de succès
électoraux mais par la volonté d’être utile au monde du
travail, à son combat politique pour ses droits. Cela ne
signifie pas que nous n’accordions pas d’importance aux
enseignements que nous apportent les résultats électoraux.
Nous sommes aussi convaincus que nos idées expriment le
mécontentement et la révolte, les exigences et les espoirs
populaires, qu’elles peuvent rencontrer au sein du monde du
travail un large écho. Bien des résultats locaux où nous
faisons plus de 5 % des voix, voire jusqu’à plus de 9 %, le
démontrent comme les échos positifs que nous avons
rencontrés au cours de la campagne.
Mais
un constat s’impose, la faiblesse globale de nos résultats
et leur hétérogénéité selon les régions, comme
l’hétérogénéité de notre campagne, nous imposent une
clarification politique.
Ce
manque de cohérence et, en conséquence, de crédibilité de la
politique du NPA s’est exprimé autour de deux questions
principales :
La
première, et l’essentielle, est la conséquence du fait que
nous n’avons pas appliqué nos propres décisions. Nous avions
refusé une politique à géométrie variable, nous avons eu en
fait une politique à géométrie variable. Nous avions refusé
de participer à des listes qui auraient pour objectif la
recherche de majorités de gestion avec la gauche sociale
libérale, nous l’avons fait à plusieurs endroits. Et les
prolongations régionales des discussions unitaires qui ont
duré jusqu’au dernier moment ne nous ont pas laissé le temps
de nous ressaisir pour formuler avec assez de clarté et de
force notre propre orientation. Elles ont au contraire
exercé une pression politique sur nous, à notre corps
défendant certes, mais bien réelle. De fait, il y a bien eu
deux orientations, deux politiques, une campagne compatible
avec celle des antilibéraux, restreignant souvent notre
programme au champ étroit des institutions régionales,
l’autre déclinant à la fois des mesures de rupture à
l’échelle des régions tout en faisant le lien avec les
luttes et les résistances du monde du travail. L’utilité du
vote NPA s’est diluée dans la disparité de nos listes. Les
électeurs n’ont certes pas tenu une comptabilité de nos
incohérences, mais c’est l’image globale du NPA qui a perdu
en crédibilité, en fiabilité et en lisibilité.
Nous
avions raison d’engager la bataille unitaire mais le rapport
de force avec le Front de gauche nous était trop
défavorable. Nous avons subi leur pression jusque dans les
formulations, dans certains cas, de nos propres professions
de foi.
Il
nous faut maintenant, ensemble, dégager les leçons de cette
expérience complexe -et riche à bien des égards- pour
renforcer notre collectif militant et reprendre l’offensive.
La
deuxième question est celle de la présentation d’une
candidate voilée. Là encore cette critique ne se formule pas
d’un point de vue électoraliste mais du point de vue de
notre combat féministe et émancipateur. Cette candidature
était contraire à ce combat. Nous avons été sanctionnés pour
cette faute. Nous y avons perdu en crédibilité, en
confiance.
Notre
faiblesse et cette erreur renvoient à une faiblesse plus
générale de notre jeune parti, son manque de confiance en
lui, en ses idées, en sa capacité à représenter et ouvrir
une nouvelle perspective pour les classes exploitées et
opprimées, une perspective d’émancipation. Et si nos
faiblesses n’ont pas profité à LO, c’est que cette
organisation poursuit l’évolution de repli sur soi engagée à
reculons depuis 1997 qui l’isole et l’empêche de représenter
une réponse à la crise du mouvement ouvrier.
L’unité, oui mais pour porter
les exigences du monde du travail
Les
faiblesses de notre campagne ne sont pas un désaveu de la
politique que nous avions décidée en vue d’œuvrer à la
constitution d’un front électoral portant les exigences des
travailleurs et des classes populaires. Nous pensions qu’une
telle politique était possible du fait de l’orientation à
droite du PS à la recherche d’alliances avec le centre qui
mettrait le PC en difficulté et donc pouvait rendre une
partie de ses militants et de son électorat sensible aux
influences de la gauche anticapitaliste. Le raisonnement
s’est avéré juste, la politique aussi même si nous n’avons
pas réussi à créer un rapport de force qui nous soit plus
favorable.
Nous
n’avons pas assez pensé la bataille pour cette unité comme
une question de rapport de force et trop comme une
négociation au sommet. Nous n’avons pas eu assez le souci de
rendre publics, largement, les éléments en discussion, de
faire une démonstration politique, de polémiquer, de
discuter publiquement. Nous n’avons pas assez discuté du
programme, de notre refus de nous limiter « au cadre des
compétences des régions ». Et c’est cet ensemble qui a
créé de la confusion sur nos propres orientations.
Il
est clair aujourd’hui que la question de l’unité ne se pose
plus dans les mêmes termes. Il faut nous méfier de ces
éloges flatteurs à propos du Limousin. L’insistance
pressante de cet éloge devrait mettre en garde même les
esprits les moins méfiants. La situation de nos camarades
élus sera difficile. Le Front de gauche se retrouve engagé
avec la gauche libérale, la gauche du oui, au niveau des
régions et dans la perspective d’un retour au pouvoir en
2012. Nous sommes en rupture avec cette politique et cela ne
sera pas simple pour nos camarades élus sur une liste de
fait dominée par le Front de gauche au moment où les choix
politiques de ce dernier excluent toute alliance avec lui
autre que pour les luttes et les mobilisations.
Ceci
dit, il nous faut poursuivre le débat, chercher à construire
l’unité autour des exigences du monde du travail, exercer
notre pression politique en défendant notre propre programme
autour de l’idée : nous ne paierons pas les frais de leur
crise. L’expérience de l’année écoulée peut nous armer pour
qu’à tous les niveaux de notre intervention nous soyons
mieux à même d’articuler une politique d’unité des
anticapitalistes et des révolutionnaires et une politique
d’unité pour les luttes et les mobilisations. C’est pour une
large part de notre capacité à combiner les deux que dépend
la capacité de notre parti de se renforcer, de se
développer.
Construire un parti
d’opposition ouvrière et populaire
Tout
au long de la campagne électorale, le mécontentement social
s’est exprimé de bien des façons. L’affaire de la fermeture
de la raffinerie de Dunkerque par Total a agi comme un
révélateur, un concentré de la politique du patronat et de
l’Etat. Alors que Total annonçait près de 8 milliards de
profits, il annonçait aussi la fermeture d’une raffinerie à
seule fin d’accroître sa rentabilité financière. Mais, au
final, ce mécontentement n’a pas trouvé son expression sur
le plan politique. Il y a même un clivage qui s’opère entre
les mobilisations, les luttes et la politique. Ce clivage ne
nous épargne pas et force est de constater que nous n’avons
pas réussi à donner au mécontentement une expression
politique. C’est un point essentiel que nous avons à
discuter pour tenter d’y apporter une réponse. Il n’est pas
possible comme le fait Lutte ouvrière de se contenter
d’invoquer les conditions objectives. C’est un raisonnement
passif. Notre difficulté renvoie à la difficulté qu’a eue et
qu’a l’extrême gauche à opérer sa mue pour unir ses forces
et jeter les bases d’un nouveau parti représentant les
intérêts du monde du travail sur le terrain politique. Nous
avons fait avec le NPA un grand pas en avant dans ce sens
mais il y a là un vaste chantier politique et pratique qui
s’impose au cœur de nos préoccupations pour faire face aux
nouvelles échéances.
La
crise, la situation sociale et politique connaissent un
tournant. Nous aussi. Notre parti est engagé dans une large
discussion de bilan, d’appréciation de la nouvelle phase qui
s’ouvre devant lui, pour renforcer sa cohérence politique,
sa personnalité à la lumière de la riche expérience que
représente cette première année d’existence. Les
enthousiasmes du congrès fondateur, les illusions comme quoi
il y avait un espace libre à occuper cèdent la place à une
plus grande lucidité, indispensable pour construire,
regrouper, s’enraciner dans le monde du travail, les
quartiers, la jeunesse.
La
situation sociale et politique connaît des évolutions qui
ont des implications du point de vue de notre politique.
Le
premier point est le tournant que la crise grecque
représente dans l’évolution de la crise globale non
seulement au niveau européen mais à l’échelle
internationale. La menace de faillite qui pèse sur l’Etat
grec, mais aussi sur celui du Portugal ou de l’Espagne, est
l’expression aiguë de la menace d’un krach obligataire qui
toucherait les Etats et les banques. Les réponses étatiques
à la crise financière et à la récession qu’elle n’a pas
créée mais qu’elle a aggravée a abouti à une aggravation de
leur déficit et de leur dette qui deviennent de nouvelles
cibles de la spéculation. Toute la vie politique va être
dominée par cette question. Tous les partis institutionnels
qui prétendent aller au pouvoir pour gérer les affaires de
la bourgeoisie n’auront d’autre choix que de mettre en
œuvre, à des degrés divers, la même politique que le PASOK
ou les sociaux libéraux portugais ou espagnols. La nouvelle
union de la gauche libérale qui se met en place n’y
échappera pas. Les dirigeants du PS ne s’en défendent
d'ailleurs même pas.
Ce
nouveau contexte souligne la nécessité pour nous de garder
toute notre indépendance vis-à-vis de cette gauche et de ses
alliés antilibéraux qui n’auront d’autre utilité que de
servir à tenter de canaliser la révolte du monde du travail,
d’empêcher la gauche radicale de devenir une véritable
opposition ouvrière et populaire.
Fonder
cette opposition ouvrière et populaire agissant sur tous les
terrains, syndicaux, sociaux, politiques est la raison même
de notre projet. Loin d’être affaibli, il prend toute sa
dimension, toute son importance. Par delà les difficultés,
les échecs relatifs, il mérite notre enthousiasme, notre
engagement. Il est le seul à porter réellement un projet
pleinement démocratique, émancipateur, humain. Le débat
démocratique qui s’ouvre est l’occasion de surmonter les
déceptions, les doutes et les hésitations.
La
nouvelle situation économique, sociale et politique vient
renforcer notre conviction qu’il n’y a pas de réponse
durable aux exigences démocratiques, sociales, écologiques
des classes populaires qui ne pose la question du contrôle
sur la finance et l’Etat, du pouvoir démocratique des
travailleurs et de leurs organisations.
Yvan Lemaitre