Débattre pour œuvrer au regroupement des anticapitalistes et des révolutionnaires
De Dublin à Athènes, de Lisbonne à Londres, l’heure est à la mobilisation des travailleurs et de la jeunesse contre la violence inouïe des plans d’austérité dictés par le FMI et les marchés. De fait, ces mobilisations posent la perspective d’une contre-offensive à l’échelle du continent européen pour faire payer la crise à ceux qui en sont responsables : les banquiers.
Ici
en France, la lutte contre la réforme des retraites cet
automne a révélé la profondeur des résistances à la
politique des classes possédantes, le refus de millions de
travailleurs de voir leurs conditions d’existences
sacrifiées pour payer la facture de la pire crise du système
capitaliste depuis les années 30.
Si
la loi Woerth a été entérinée, le pouvoir est sorti
discrédité de cette épreuve de force. La multiplication des
scandales a révélé la vraie nature de la politique du
gouvernement, celle d’un pouvoir par les riches et pour les
riches.
Au
moment où la vie politique se polarise à nouveau sur les
échéances électorales de 2012, alors que la perspective d’un
retour de la gauche libérale aux affaires se dessine tant le
rejet de la droite est massif, rien ne serait plus faux que
de croire que le jeu truqué du cirque électoral et de
l’alternance sans changement a mis entre parenthèse ou pris
le pas sur la question sociale et celle de l’affrontement de
classe, seul terrain où se décide le sort des classes
populaires.
Comment
approfondir les maturations politiques en cours ? Comment
donner à la radicalité qui s’est exprimée tout au long du
mouvement des objectifs politiques non seulement pour
résister aux mauvais coups, regrouper les forces du monde du
travail mais pour préparer la prochaine étape de la lutte en
affirmant la légitimité de notre camp à contester la
domination des classes possédantes qui mènent le monde à la
faillite ? Ces questions qui traversent le mouvement les
milieux militants seront aussi au cœur du premier congrès du
NPA qui se déroulera les 10, 11 et 12 février.
Loin
d’être à huis clos, les débats menés dans le cadre de ce
congrès concernent tous les anticapitalistes et les
révolutionnaires. Ils concernent tous les militants
syndicaux, politiques, associatifs, les équipes syndicales
qui ont tenté de construire la grève générale cet automne,
tous les travailleurs et les jeunes qui cherchent les voies
et les moyens pour organiser la résistance face à
l’offensive des classes dominantes dont la réforme des
retraites n’était qu’un des volets. C’est pourquoi
l’ensemble des textes est public et accessible sur le site
national du NPA.
Les
camarades qui animent cette lettre électronique se
reconnaissent dans le texte « Nos réponses à la crise », le
document d’orientation présenté par la position 1 et la
motion « Laïcité, féminisme, religion » présentée par Anne,
Cathy, Galia, Guillaume et Ingrid. Ces textes ne sont pas
exempts de faiblesses, manquent souvent de concision et de
clarté mais ensemble ils définissent les grands axes autour
desquels nous pouvons intervenir dans le monde du travail et
la jeunesse, entraîner, convaincre, regrouper les
anticapitalistes pour préparer l’affrontement, donner une
orientation face à la crise et aux prochaines échéances
électorales.
Face à la crise, une politique
pour le monde du travail
Le
recul dramatique des conditions de vie des classes
populaires, la généralisation de la précarité et de la
misère, les baisses de salaires, l’explosion du chômage, le
démantèlement des services publics et de la protection
sociale montrent l’impasse dans laquelle la classe
capitaliste mène toute la société.
Ceux
qui en appelaient à l'intervention des États pour limiter
les appétits irresponsables de la finance en sont pour leur
frais. Si, pour l'instant, les gouvernements et les banques
centrales paraissent avoir sauvé le système bancaire du
naufrage, c’est au prix de l’endettement faramineux des
États. Ce faisant ce sont les gouvernements et non plus
seulement les banques qui sont mis en première ligne.
Menacés de faillite, soumis au chantage de leurs créanciers
et des agences de notation qui les appellent à « assainir »
sans délais leur situation financière, les gouvernements
multiplient les plans d’austérité pour extorquer aux
salariés les sommes engagées pour sauver les banques avec
comme conséquence d’étouffer toute possibilité de reprise
économique et de préparer une nouvelle récession.
La
multiplication des sommets pour tenter d’éteindre
l’incendie, éviter l’éclatement de la zone euro, signe
l’impuissance des gouvernements à trouver quelque issue que
ce soit à leur propre fuite en avant. C’est bien parce que
la crise actuelle découle des contradictions inhérentes au
capitalisme même, et non d’un simple « dérèglement » ou
« excès » de la finance, que chaque « solution » ne fait au
mieux que différer la prochaine étape de la crise quitte à
la rendre plus explosive encore.
L’instabilité
économique, sociale et politique ainsi provoquée est lourde
de danger mais ouvre aussi de riches perspectives pour
celles et ceux qui ont conscience de la nécessité d’en finir
avec la domination des classes capitalistes. Son issue
progressiste dépendra de la capacité des travailleurs et des
peuples à inverser le rapport des forces et imposer leurs
propres solutions. Car il ne peut y avoir d’issue à la
crise, à la régression sociale, écologique et démocratique
dans laquelle la politique des classes dominantes plonge le
monde sans l’intervention directe des travailleurs.
Pour
sortir de la crise provoquée par les capitalistes, il faut
non seulement refuser de payer pour les banquiers, refuser
les plans d’austérité dont la dette publique sert de
prétexte mais il faut aussi un programme offensif qui
réponde aux besoins des classes populaires. Un programme qui
part de mesures d’urgence pour faire face aux conséquences
de l’offensive patronale sur les conditions d’existence des
travailleurs (augmentation de 300 euros de tous les
salaires, interdiction des licenciements, baisse du temps de
travail jusqu’à résorption du chômage…) et qui pose
inévitablement la question de qui décide, de qui contrôle
dans la société.
Mettre
hors d’état de nuire la finance qui dicte aujourd’hui les
plans d’austérité contre les peuples implique d’exproprier
le secteur financier, d’annuler la dette des États.
Notre
plan d’urgence pour briser la dictature de la finance vise à
armer politiquement les mobilisations, à leur donner un
objectif politique global : la contestation du pouvoir des
classes possédantes, qui débouche sur la question du pouvoir
politique, du contrôle démocratique de la société par la
population elle-même, du contrôle des principaux moyens de
production, de transport, d’énergie pour et par les
travailleurs eux-mêmes.
Contre l’alternance au service
des classes possédantes : un gouvernement des
travailleurs
En
elle-même, la perspective d’une grève générale largement
débattue cet automne dans les secteurs les plus combatifs ne
peut suffire. Une grève générale ne pourrait maintenir ses
avancées, exercer ses exigences qu’en exerçant son propre
pouvoir dans le cadre d’un gouvernement démocratique des
travailleurs. Faute de quoi, elle laisserait le champ libre
au pouvoir existant. Sa préparation passe par une prise de
conscience au sein d’une large fraction de la classe des
travailleurs de la nécessité de l’affrontement avec les
classes dominantes, leur gouvernement, leur État pour
inverser le rapport de force.
S’il
est prématuré de dire aujourd’hui quelle sera la forme
politique que pourrait prendre un tel gouvernement
(coalition politique des organisations anticapitalistes et
antilibérales, fractions syndicales lutte de classe,
représentants élus d’assemblées populaires…), l’essentiel
est de tracer cette perspective en toute indépendance de la
gauche antilibérale, tant le changement, la rupture ne peut
s’inscrire dans le cadre d’institutions qui servent les
classes possédantes. Les contours d’un gouvernement des
travailleurs dépendront non pas de formules ou de schémas
définis par avance mais du degré de mobilisation, de
conscience politique, d’auto-organisation du mouvement
lui-même.
Il
y a là un débat à mener avec la gauche antilibérale qui
considère qu’une issue à la crise est possible sans rompre
avec le capitalisme et ses institutions. Car si nous ne
posons aucun préalable en terme d’unité d’action pour et
dans les luttes, nous traçons une perspective totalement
indépendante qui rend impossible toute politique d’alliance
électorale avec le Front de Gauche ou les partis qui le
composent, qui cogèrent aujourd’hui le système à la tête des
exécutifs dans les grandes villes, les conseils généraux et
régionaux avec le Parti socialiste.
La
« révolution dans les urnes » défendue par Mélenchon
est aussi chimérique que le « dialogue social » prôné par
les sommets syndicaux au moment où la bourgeoisie mène une
guerre de classe sans limite contre les travailleurs et les
peuples. Elle vise à « rééquilibrer » le rapport de force
entre les classes dans le cadre de la gestion du système
capitaliste, pas à le renverser.
Les
postures de Jean-Luc Mélenchon qui promet de devancer les
socialistes au premier tour de l’élection présidentielle ne
changent rien au fait que l’orientation du Front de Gauche
s’inscrit dans le cadre du « programme partagé »
élaboré par le PCF et le PG pour « rassembler dans le
pays une nouvelle majorité de gauche ».
Le
verbe est d’autant plus haut qu’il tente de masquer une
politique dont l’objectif est la mise en place d’une énième
mouture d’union de la gauche, l’alternance au service des
classes possédantes. Tout au plus avertit-il que la
candidature à la présidentielle de DSK, directeur actuel du
FMI et chef d’orchestre de tous les plans d’austérité,
rendrait « extrêmement
compliqué le rassemblement de la gauche »,
sous-entendant que celle d’une Martine Aubry poserait moins de
problème, elle qui a voté avec l’UMP le plan d’ « aide » au
gouvernement grec concocté… par le FMI.
Que
nous soyons solidaires de celles et ceux qui veulent battre
Sarkozy en 2012 est une chose, encore faut-il battre sa
politique. La crise de la dette, les plans d’austérité mis
en œuvre par les gouvernements socialistes en Europe fixent
par avance le cadre dans lequel la politique du PS
s’inscrira quel que soit son candidat et quels que soient
ses éventuels partenaires d’Europe Écologie ou du Front de
Gauche.
Le
NPA se définit non seulement en totale indépendance avec la
gauche libérale mais surtout comme un parti d’opposition
ouvrière à celle-ci sans attendre qu’elle soit au
gouvernement.
Entre
ceux qui gèrent le système et ceux qui veulent le
transformer, il y a bien deux orientations opposées et
incompatibles.
Un parti de lutte des classes
pour rompre avec le piège du « dialogue social »
Le
sort des classes populaires frappées par la crise dépend
entièrement de ses luttes et non du calendrier électoral.
Dès maintenant et indépendamment de l’élection
présidentielle où nous serons présents pour exprimer la
révolte du monde du travail contre la politique de la droite
mais aussi notre opposition et notre défiance vis-à-vis de
la gauche libérale, nous voulons mobiliser, regrouper, unir
tous les militants et travailleurs conscients que la
mobilisation de cet automne est une répétition générale, la
première escarmouche de la contre-offensive nécessaire pour
ne pas payer la crise du capitalisme.
De
ce point de vue, le mouvement contre la réforme des
retraites a non seulement marqué l’irruption des
travailleurs et des jeunes sur le terrain politique et
social mais a également été une véritable école politique
pour tous ses acteurs.
Le
mouvement a souligné avec force l’impasse que constitue la
politique des directions des grandes confédérations
syndicales. En refusant d’exiger le retrait de la loi, elles
entendaient par des journées de mobilisations espacées faire
pression sur le gouvernement pour obtenir quelques
concessions et accréditer leur rôle de « partenaires
sociaux ».
Et
si elles ont dû aller plus loin qu’elles ne le souhaitaient,
allant même jusqu’à organiser des journées de mobilisations
après le vote de la loi, c’est que l’inflexibilité
gouvernementale ainsi que la détermination de la base, ne
leur laissaient guère de porte de sortie.
L'inflexibilité
gouvernementale, le refus de Sarkozy de faire la moindre
concession ne renvoyaient pas à la volonté de mettre les
directions syndicales à genoux mais au fait qu’il entendait
démontrer, au-delà de sa propre crédibilité politique, la
capacité et la détermination du gouvernement à mettre en
œuvre le plan d’austérité dicté par les exigences de la
finance et des agences de notation.
Pour
gagner, il n’aurait pas fallu craindre d’exiger le retrait
pur et simple de la loi mais aussi de contester la
légitimité du Parlement, des institutions au service des
classes possédantes. Il aurait fallu s’appuyer sur la
légitimité de la rue, assumer la dimension politique du
mouvement, sans crainte d’ouvrir une crise politique et de
bousculer le jeu des partis institutionnels, ce que les
directions syndicales se refusaient à faire. Comme le
refusait la gauche antilibérale au nom d’une prétendue
séparation du « social » et du « politique », le « social »
se résumant à suivre les journées d’action décidées par les
confédérations et le « politique » au jeu institutionnel et
à la perspective de 2012.
La
prétention de la gauche antilibérale de gouverner dans le
cadre institutionnel actuel tout en prétendant satisfaire
les intérêts du monde du travail est aussi illusoire que la
prétention des syndicats d’être entendus par le biais du
dialogue social. Le développement et l’accélération de
l’offensive des classes dominantes pour faire payer la crise
aux travailleurs sape les bases du dialogue social, ruine
les prétentions à trouver quelque compromis social que ce
soit. Face à un État exclusivement au service des classes
capitalistes, les exigences sociales sont inséparables de la
question démocratique.
Le
refus de l’intersyndicale nationale de tout affrontement qui
aurait ouvert une crise politique a largement pesé et
empêché le mouvement d’aller jusqu’au bout de ses
possibilités.
Mais
si, collectivement, les salariés n’ont pas trouvé les moyens
de généraliser et de reconduire massivement la grève, des
dizaines de milliers de militants syndicaux, parfois
soutenus par des structures syndicales, ont cherché
consciemment à dépasser les limites posées par
l’intersyndicale nationale en revendiquant clairement le
retrait de la réforme, en multipliant les blocages, en
tentant démocratiquement de prendre en main la conduite de
la lutte dans le cadre d’assemblées générales pour
construire la grève générale dans une perspective
d’affrontement avec le pouvoir.
L’émergence
et l’affirmation de cette base montrent non seulement les
maturations en œuvre mais aussi l’urgence de développer, de
structurer un courant lutte de classe dans les syndicats
contre le dialogue social prôné par les confédérations.
Capitaliser
les acquis, les expériences de cette lutte implique
d’entamer un large débat pour enraciner notre parti sur les
lieux de travail et mettre en œuvre une politique de
construction pour faire pénétrer notre programme dans les
entreprises, les quartiers, la jeunesse.
Une orientation pour développer
une politique de construction
L'automne
2010, la vague de fond du mouvement contre la loi sur les
retraites, représente pour notre parti un nouveau moment
constituant. Il a contribué à cristalliser une base
militante qui correspond à notre projet de dépasser les
limites des organisations d’extrême gauche héritées d’une
période historique révolue pour forger un
parti anticapitaliste de masse sans sectarisme ni
compromissions, capable d’influer sur les luttes.
Pour
inévitables qu’elles étaient, les difficultés du NPA à être
d’emblée un véritable collectif militant capable de
hiérarchiser ses interventions, à engager l’ensemble des
comités sur une orientation nationale, renvoient sur le fond
à des faiblesses politiques, d’orientation. Faiblesses qui
se sont notamment exprimées à l’occasion des élections avec
des concessions politiques faites au Front de Gauche dans
une série de régions.
Faiblesses
que reflètent notamment les limites de notre structuration
et de notre fonctionnement tant au niveau national qu’à
l’échelle départementale ou locale.
Celles-ci
ne pourront être surmontées que si notre orientation crée la
cohésion organisationnelle nécessaire pour aller de l’avant,
franchir une étape pour faire du NPA un véritable parti de
masse. C’est la seule manière de combiner discussion et mise
en œuvre pratique de notre orientation qui nécessite la
participation de toutes et tous.
Si
nous sommes pour un parti de militants et non pas
d’adhérents, il ne s’agit ni de décréter de manière
formaliste ni de codifier outre mesure ou à priori nos
pratiques mais de permettre à chacun, par la formation, le
débat le plus large possible, de prendre toute sa place dans
l’élaboration, l’intervention et la construction de notre
parti.
La
cohésion du parti ne peut se faire qu’à partir d’une
compréhension commune de la situation et des tâches qui en
découlent. Aborder cette question par le biais statutaire
serait inverser le problème et apporter une fausse réponse à
un vrai problème qui fait que trop de membres du NPA sont
spectateurs et non acteurs de notre intervention.
Un parti pour l’avenir, c’est à
dire matérialiste et féministe
Parmi les difficultés du NPA à agir
avec cohérence en tant que parti affirmant sa propre
politique, la présentation d’une candidate voilée à
l’occasion de la campagne des régionales a jeté le doute,
l’incompréhension dans nos rangs et au-delà. Décidée
unilatéralement par un comité, le choix qui a été imposé à
l’ensemble du parti de présenter une candidate voilée
renvoie non seulement à une faiblesse organisationnelle mais
aussi à une dérive politique. Présenter une militante
portant le voile ne pouvait être une réponse à la campagne
raciste, xénophobe et anti-immigrés de la droite.
Notre lutte antiraciste ne peut
nous faire oublier que notre combat féministe est
indissociable non seulement de la lutte pour une société
socialiste mais de nos combats quotidiens pour les droits
des femmes tant, pour reprendre la formule de Fourier, « ledegré d'émancipationdesfemmesest
la mesure naturelle de l'émancipationgénérale ».
Nous refusons de hiérarchiser les oppressions.
Le combat pour l’émancipation ne
peut se concevoir que comme un tout : la lutte antiraciste
est indissociable de notre lutte féministe. Notre politique
dans les quartiers s’adresse à toutes et tous pour
rassembler par delà les origines et les religions autour des
exigences sociales et démocratiques que nous portons.
Si la possibilité qu’une personne
ayant des croyances religieuses puisse rejoindre notre
parti n’est nullement remise en cause, un parti
anticapitaliste ne peut assumer d’être représenté par une
candidate arborant un voile, symbole religieux et instrument
de l’oppression des femmes.
Notre parti n’est pas seulement
laïc. Il est aussi matérialiste. La lutte contre l'idéologie
et la morale des classes dominantes s'accompagne
naturellement de la critique des pouvoirs religieux et des
conceptions ou pratiques réactionnaires véhiculées par les
religions, de la défense d’une conception matérialiste et
évolutionniste.
Un
nouveau moment constituant
Deux ans après son congrès de
fondation, le premier congrès du NPA est non seulement
l’occasion de tirer le bilan des deux années écoulées, de
faire le point de nos forces et de nos faiblesses, mais
aussi de relancer la dynamique qui avait prévalu lors de son
congrès de fondation.
Cela suppose audace, détermination
et la conviction que « la seule réponse à la crise
globalisée du capitalisme, le combat dont dépend l’avenir
de l’humanité, c’est le combat pour un socialisme du 21ème
siècle, démocratique, écologique et féministe » comme
nous l’écrivions dans nos principes fondateurs.
Toute l’évolution de la crise du
capitalisme valide notre projet, donne une acuité plus
grande à la nécessité et à l’urgence de regrouper les
anticapitalistes et les révolutionnaires, faire de notre
parti un véritable parti de masse pour préparer
l’affrontement inévitable avec les classes dominantes qui
mènent toute la société à la ruine.
Ni suivisme et dépendance vis-à-vis
de la gauche antilibérale ni auto-proclamation mais une
orientation, une politique pour faire du NPA le porteur de
la seule réponse à la crise : le pouvoir de la population
pour contrôler la marche de la société et construire une
autre Europe, celle des travailleurs et des peuples. C'est
l’enjeu de notre congrès comme également nous doter des
moyens de mettre en œuvre cette orientation en l’assumant
pleinement pour faire vivre une dynamique
démocratique permettant d’associer, d’intégrer par delà les
divergences. Un enjeu qui concerne tous les anticapitalistes
et les révolutionnaires.
Raymond
Adams